Des ouvrages au franchissement difficile
Une trentaine de seuils de stabilisation ont été construits par l’EPTB a3 dans les années 1980 et 1990, dont une douzaine sur le gave de Pau et les autres sur l’Adour, pour freiner l’enfoncement du lit consécutif à une longue période d’extractions de matériaux dans le cours d’eau, et protéger les infrastructures situées à proximité des berges du gave de Pau, comme des secteurs de forage pour l'alimentation en eau potable ou des ponts routiers.
Lors de leurs constructions, ces ouvrages avaient été équipés de dispositifs de franchissement pour les poissons et pour les embarcations.
Ci-contre le seuil de la poste de Nay en 2021 (avant travaux), sous la responsabilité de l’EPTB a3 qui protège les fondations du pont de Claracq (RD936).
Certains de ces dispositifs s'avèrent aujourd’hui moins efficaces, à la fois du fait de choix techniques à l’époque (priorité exclusive au saumon) et de la poursuite de l’enfoncement du lit du cours d’eau, entrainant des dénivelés trop forts à l’aval des dispositifs.
Huit de ces seuils constituent, à ce jour, des obstacles importants à la migration des poissons sur le gave de Pau et nécessitent des travaux d’amélioration : ceux de Denguin, du radier du pont de Lescar, de Meillon, de Narcastet, de Mirepeix, de Baudreix et de la poste de Nay sur le gave de Pau (de l’aval vers l’amont), et celui d’Asson sur l’Ouzom
Ci-contre le seuil de Baudreix en 2021 (avant travaux), dont les dispositifs de franchissements par les poissons et les embarcations etais trop hauts par rapport au niveau de l’eau du gave de Pau à l’aval
Localisation des ouvrages inclus dans l'opération
Un programme ambitieux de travaux
L’EPTB a3 réalisera ces travaux d’amélioration selon la programmation prévisionnelle suivante :
- en 2021 : Narcastet, Mirepeix et Asson ;
- en 2022 : poste de Nay ;
- en 2023 : Baudreix,
- en 2024 et 2025 : Denguin et Meillon
- en 2027: radier du pont de Lescar,.
Cela facilitera l’accès à court terme à des habitats de reproduction et croissance pour le saumon atlantique et d’autres espèces comme la grande alose, la lamproie marine et l’anguille.
Les travaux coûteront environ 7,7 millions d’euros, et bénéficieront d’aides publiques, en particulier de l’agence de l’eau Adour-Garonne et de l’Europe (fonds européens de développement régional).
Les aménagements seront spécifiques à chaque site, et ce, pour :
- la prise en compte des enjeux locaux, dont les loisirs nautiques (dispositifs spécifiques de franchissement, signalisation) ;
- la limitation des impacts sur le milieu, par le choix des périodes de travaux (en basses eaux) et les installations de chantier (digues temporaires de protection) ;
- l’amélioration du dispositif existant ou construction d’un nouvel aménagement ;
- le choix du système le mieux adapté aux conditions locales. Par exemple, passes à fentes (Narcastet) ou à macro-rugosités (Asson) ;
Des progrès à l’échelle du cours d’eau
L’amélioration du franchissement des ouvrages de l’EPTB a3 sera renforcée par les travaux menés par d’autres propriétaires, sur une période similaire, et ce, sur près de 20 sites sur le gave de Pau, principalement en amont de Nay dans les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées.
Partenaires financiers
Membres de l'EPTB a3 cofinanceurs
L’EPTB a3 a présenté son projet au programme national « Nature 2050 », porté par CDC Biodiversité (filiale 100 % Caisse des Dépôts), et qui vise la restauration de la biodiversité et le renforcement de l’adaptation des territoires au changement climatique à l’horizon 2050.