Le territoire du SAGE Midouze
Le bassin est drainé par la Midouze (151 km depuis sa source), elle-même formée par le Midou(r) (108 km) et la Douze (123 km) qui prennent leur source sur les coteaux armagnacais. Le bassin de la Midouze est à cheval sur les départements du Gers et des Landes, et constitue la partie nord du bassin de l’Adour. Effectivement, le bassin hydrographique de la Midouze rejoint celui de l’Adour à Audon.
Le périmètre du bassin de la Midouze s'étend sur 3 142 km², et couvre, pour tout ou partie de leur territoire, 150 communes landaises et gersoises.
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Le paysage du bassin de la Midouze peut se découper en deux entités majeures : les coteaux armagnacais à l’amont et le plateau landais à l’aval.
À l'amont du bassin
Les coteaux molassiques armagnacais s’étendent sur 1 120 km² à l’amont du bassin, dans sa partie sud-est, et sont parcourus par un réseau dense de ruisseaux encaissés. Le substrat imperméable confère aux cours d’eau un régime contrasté avec des étiages sévères et précoces.
Dans cet espace, 70 % de la surface sont consacrés à la polyculture et à l’élevage ; le reste est occupé par la forêt.
À l'aval du bassin
Au contact des sables fauves du plateau landais, couvrant quant à eux 2 020 km² à l’aval du bassin, le réseau hydrographique s’organise autour du Midour et de la Douze qui coulent au sein de larges vallées alluviales (1 km de large en moyenne) et sont secondés par des affluents drainant les talwegs latéraux.
Dans cet espace, 70 % de la surface sont occupés par la pinède et moins de 20 % par les cultures (maïs).
Les enjeux du territoire
Au-delà de l’enjeu « ressource » qui est à l’origine du SAGE, l’état des lieux et le diagnostic du SAGE (2007-2008) ont mis en exergue d’autres enjeux sur le territoire de la Midouze :
- Préserver et garantir une eau potable de qualité en quantité suffisante pour les besoins actuels et futurs ;
- Reconquérir la qualité de l’eau à travers l’amélioration des rejets directs, la lutte contre la pollution diffuse et son transfert vers les eaux superficielles et souterraines, ainsi que la lutte contre l’érosion des sols ;
- Préserver voire restaurer les milieux humides et aquatiques et favoriser une gestion cohérente et mutualisée des cours d’eau sur l’ensemble du bassin ;
- Restaurer des étiages satisfaisants en diminuant la pression sur la ressource, en gérant au mieux les ressources existantes – notamment la nappe des sables et les ouvrages de réalimentation, et en renforçant la ressource si nécessaire.